Réflexions

2 mois après le retour, t’aurais fait quoi différemment ?

Oh MY ! Déjà 2 mois que je suis rentrée, 2 mois que j’ai quitté la belle île de Madagascar et que j’ai retrouvé l’air glacé de la France.

J’ai eu une période de passage à vide à mon retour dont j’ai toujours les réminiscences parfois, je me demande comme le blog va continuer avec moi en France, si j’ai envie de devenir de ces blogueurs qui parlent de notre beau pays de France juste pour alimenter des pages et au final tomber dans les abîmes de la blogosphère. Ma réflexion étant toujours en court et ma tête toujours un peu en Afrique j’avais envie de revenir, avec le recul de ces 2 mois sur ce que j’aurais fait autrement, de la préparation du voyage jusqu’à l’aventure elle même.

Nue et culottée, t’auras moins mal au dos

Si j’ai un seul et unique point à citer comme étant l’expérience la plus HORRIBLE de ma vie ( drama queen bonjour ) ça serait ce moment à Praia de Tofo, Mozambique où, après avoir marché ce qui m’a semblé être des kilomètres, on découvre que notre hôtel est en fait abandonné ( des pagodes à flanc de collines qui donnent sur la mer, abandonnées ! ), on hésite alors à camper dans les ruines de cet endroit charmant avant d’en être dissuadé par la population environnante et on reprend donc la route direction plan B, un autre hôtel à encore plus de kilomètres que le premier. L’histoire semble anodine mais à ce moment du voyage mon sac pèse 17kg, j’en fais 50, les routes sont en sable, achevez moi j’ai mal au dos.

Si vous vous souvenez je faisais moults louanges de ce sac à dos qui devait accueillir les 15kg de matos initial. Déjà 15kg quand on en pèse 50 c’est pas le top, on conseille 1/4 du poids soit un peu plus de 12kg dans mon cas. Vous allez me dire « ouais ça va, à 2,5kg près, c’est pas la mort ! » et là c’est le moment où je vous balance mon 15kg dans la gueule parce que ça change ABSOLUMENT tout. En fait c’est là qu’on se rend compte qu’un seul kilo change absolument tout et que chaque gramme est une douleur un peu plus forte quand on doit marcher sur des kilomètres.

Ce que j’aurais changé ?

  • J’aurais pris moins de fringues, au final j’ai rarement mis mes chemises, mes vans et souvent les 2 mêmes pantalons.
  • J’aurais laissé tomber la moustiquaire, les solutions de trempage antimoustique pour les fringues et pris moins de bombes qu’on a utilisé qu’au Mozambique ( et j’ai pas le palu ! )
  • Et SURTOUT, j’aurais pris un sac plus léger.

Fais l’amour à la caméra !

Une autre chose que j’aurais fait autrement et qui vient rajouter le poids que j’aurais pu perdre en enlevant les éléments précédents c’est de troquer mon numérique pour un argentique. Le voyage et la photo ce sont des éléments assez étroitement liés, quand on part en voyage on inonde les réseaux sociaux de photos, on emmène plein de cartes SD ( qu’on perd au fil du voyage ) et on revient à la maison avec un disque dur plein de souvenirs qu’on oublie dans un dossier Afrique posé dans un angle de notre bureau. Ces photos là ne seront jamais développées ou en tout cas la majeure partie ne le seront pas et c’est un peu le regret que j’ai eu en revenant. Le format papier, la photo qu’on colle dans un album, l’album qui voyage de mains en mains, c’est aussi ça la beauté du voyage qu’on oublie un peu avec les numériques et ces fameux dossiers oubliés.

L’argentique n’a clairement pas la même qualité de photo qu’un numérique ( bien que, mon petit Nikon était assez pourri ),on doit se trimbaler quelques pellicules qui peuvent vite devenir encombrantes et il y a toujours ce risque d’endommager lesdites pellicules mais au final avoir tous ces souvenirs, toutes ces pages qu’on peut tourner et se remémorer des moments qu’on aurait oublié pendant une seconde, ça vaut tous les énormes numériques du monde.

Les regrets en voyage c’est surtout une excuse pour repartir

Est ce que j’ai des regrets sur mon parcours de voyage ? Le mot regret a une consonance tellement négative ! Il y a des choses que j’aurais voulu faire et que je n’ai pas pu faire pour une question de temps, de distance ou d’argent mais dire que je regrette de ne pas les avoir fait serait un peu fort. Un mot qui colle à la notion ah-comme-j’aurais-voulu-faire-ça-mais-j’ai-pas-pu ?

Si je devais citer une seule chose qui m’amènera à repartir en Afrique c’est le Malawi. Malheureusement pour nous on n’a pas pu passer par le Malawi pour une question de budget ( qui était déjà en implosion ). A savoir que quand je préparais le voyage voilà ( déjà ) un an, le Malawi ( comme Mada ! ) ne demandait pas de visa pour les français. Bon plan donc de passer par là en sortant de la Tanzanie pour rejoindre le Mozambique après avoir longer le Lac Malawi qui a l’air juste MA-GNI-FIQUE ( ma chérie ). Sauf que petit HIC, arrivés à Zanzibar on apprend de 2 françaises que depuis octobre ( on est en novembre ) le Malawi a mis en place un visa à 75$ ! Désespoir ! Sachant que notre périple dans ce pays ne devait pas durer plus de 2 semaines on décide d’abandonner et de passer direct en Afrique du Sud.

Louper le Malawi est la seule chose que je « regrette » dans le voyage mais au final, je me dis que repartir est aussi simple que partir pour la première fois. Quand on part pour la première fois on déclenche cette petite machine que certains appellent le « virus du voyage ». On a ce déclic qui nous fait comprendre que partir ne tient qu’à nous, les choses sont plus simples qu’on ne l’imagine, c’est comme sauter dans le vide ( avec un parachute hein ! ), une véritable aventure !

Voyageuse amoureuse de la nature, passionnée d'animaux et de conservation ; solo ou à deux ; en Europe, Afrique, Asie, Amérique, je vous emmène dans mes bagages pour vous raconter mes voyages.

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