France

On est monté sur le Tête du Parmelan en Haute-Savoie

Ça faisait pas mal de temps qu'on voulait faire une randonnée avec Dimitri mais le temps a souvent été un facteur d'annulation dans nos petites escapades (parce que non, se manger la pluie pendant des heures de montée, c'est pas génial !). Alors quand le soleil a enfin fini par s'installer dans nos contrées savoyardes on a sorti les baskets, fait vrombir le moteur de Cacahuète et on a filé vers le Parmelan à quelques minutes de chez nous.

Après avoir emprunté les petites routes escarpés de montagne qui me font toujours flipper on arrive sur un petit parking dans un virage et on décide de commencer la randonnée à partir de là. Après un petit bout de chemin sur la route on bifurque enfin pour se retrouver en pleine forêt et là, les choses sérieuses commencent, bah oui, faire quasi 1000m de dénivelé implique forcément de monter ! Le panneau qui nous montre la voie nous annonce 2h55 de marche jusqu'en haut, on est parés, on commence à monter. Le chemin est simple, la voie est super praticable, on avance à un bon rythme et on se retrouve assez vite à un niveau qui nous permet d'avoir une belle vue sur le bassin annécien mais ça n'est rien comparé à ce qu'on verra quelques heures plus tard. Au fur et à mesure de la montée le chemin se fait de plus en plus abrupt, Dimitri me lâche une confidence, on aura peut être à monté avec des chaînes à un certain point du parcours. Génial, j'en chiais pas déjà assez. 

A noter que notre début de parcours à travers la forêt n'est pas le plus emprunté, la route continue en fait après le parking où on a décidé de s'arrêter et il est possible de s'arrêter bien plus haut à partir de l'Auberge d'Anglettaz ce qui fait gagné du temps, forcément, et aussi de l'énergie puisque le chemin à partir de là haut est moins abrupt, moins éprouvant.

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On aura mis 1h30 pour arriver à ce deuxième parking, on sort alors de la forêt pour trouver des collines verdoyantes parsemées de rocailles, gros cailloux qui vont nous accompagner jusqu'au sommet. Là forcément, ce n'est plus la même niveau fréquentation. Quand sur notre petit parking du virage d'en bas nous étions 3 voitures, à l'Auberge le parking est plus fréquenté et donc on croise beaucoup plus de monde pour cette deuxième partie de montée que pour la première où nous n'avions rencontré au max que 6 ou 7 personnes dont la plupart descendait. Oui parce qu'il était 16h quand on a commencé à monter et au final, même si je n'avais pas trouvé l'heure de début de randonnée ultra judicieuse au début (nous et l'organisation...) c'était plutôt une bonne idée ! On croise alors beaucoup plus de gens qui descendent ce qui présage un calme (relatif) à l'arrivée en haut. 

La montée à travers les rocailles se fait tranquillement, si au début je sentais surtout mes mollets hurler de douleur là c'est mes cuisses vu les pas énormes que je suis obligée de faire pour monter d'un caillou à un autre. Heureusement ça ne sera pas ça tout le long et j'ai parfois même l'impression de gambader tant le chemin est simple (attendez vous donc à trouver à partir de là pas mal de petits humains hurlant et chialant, et leurs parents qui les traînent derrière eux à force de "Mais viens Keviiiin, on est bientôt en haaaaut").

Kevin aurait tort de s'arrêter en si bon chemin, quelques mètres avant le sommet la vue sur les Alpes nous frappe en plein visage, plus d'arbres pour la planquer, la chaîne de montagnes sort ses courbes généreuses et ses sommets encore poudrés de neige et nous on reste là, étonnés par cette soudaine découverte, transcendés par la beauté de ce paysage, à se répéter que p***** la France est belle, la Nature est belle.

Mais bon voilà, faut se remettre le cerveau en place, on n'est pas encore arrivé, on ne peut décemment pas poser nos fesses fatigués sur un champ caillouteux entre 15 marmots hurlants et autres traileurs gambadants de pierre en pierre, suants de toute leur eau, on décide donc de continuer notre ascension vers la Tête du Parmelan. 

L'arrivée au Refuge du Parmelan a un goût d'émerveillement. Cette tête toute plate nous offre un panorama à 360° entre les Alpes au loin et la vallée d'Annecy grignotée par quelques poches d'eau qui nous semblent, de là haut, ridiculement petites. Victoire. On s'approche de la croix qui désigne le plus haut point du sommet et on se laisse tomber un peu plus loin pour grignoter quelques fruits secs qui nous aideront à survivre pour la descente. On reste là, à observer, sans trop savoir quel côté du panorama on préfère, les montagnes enneigées ou la vallée verdoyante ? Je me pose toujours la question alors que je vous écris ces quelques lignes, je ne me suis toujours pas décidé, peut être que vous, vous parviendrez à trancher, une fois tout en haut, sur la Tête du Parmelan.

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Quelques infos sur Parmelan et sa tête

Se situe dans la localité de Dingy-Saint-Clair. A 30 minutes d'Annecy, 1h de Genève.

Difficulté de randonnée : facile à partir de l'Auberge, moyenne si vous partez du parking du virage (dont je ne connais pas le nom mais que vous ne pouvez pas loupé !)

Equipements : Bonnes chaussures de marche, bâton de marche si vous n'êtes pas sûrs de vous dans les descentes et surtout, des bons genoux, pour ne pas trop grimacer à la descente !

Pour : les amoureux de nature, les grimpeurs, les traileurs, les familles (à partir de l'Auberge).

Voyageuse amoureuse de la nature, passionnée d'animaux et de conservation ; solo ou à deux ; en Europe, Afrique, Asie, Amérique, je vous emmène dans mes bagages pour vous raconter mes voyages.

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